Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Quelques bribes de vie d'une maman la quarantaine et des brouettes avec ses humeurs, ses passions, ses questions existentielles ...

Publicité

Mon histoire, Ma vie, mes maux (4)

En 2005, après une année de psychothérapie comme tous les dimanche de Pâques nous sommes allés (mon ex mari, mes deux filles, mon frère et ses fils) manger chez mes parents j'étais au bord de l'explosion les années précédentes nous restions manger pour le diner là je n'ai pas pu vers 17 heures j'ai dit à mon ex mari on y va ... nous sommes partis à la stupéfaction générale ... ma mère a  téléphoné à la maison (j'étais aux abonnés absents, sur mon portable également) ....

Le lendemain, je pris mon courage à deux mains et je suis retournée chez mes parents... mon père faisait du jardinage, ma mère son repassage à la cuisine ...

Elle me demanda pourquoi j'étais partie comme ça la veille alors qu'elle avait prévu comme tous les ans le diner ??? Je lui dis "assied toi, et lis"....

J'avais écrit un texte expliquant ce que m'avait fait mon père (je vous le mettrai dans un autre article)...

Elle lu et me dit qui a écrit je réponds moi ... et elle rétorque et qui t'a fait ça .. je dis "papa" (je ne l'avais pas dit depuis des années, depuis que j'avais eu ma grande fille née en 1992) ... elle me regarde avec des yeux secs et dit mais il t'aimait trop il n'a pas pu te faire cela ... et bien siiiiiiii ... (je me mets à pleurer) ... elle appelle mon père lui montre le poème (il le lit) elle lui dit c'est Vrai ?? il répond oui et en me regardant je ne t'ai jamais violé ?? Et moi tu te souviens une fois tu as failli et j'ai crié !!!

Ma mère me regarde toujours les yeux secs "pourquoi le dire maintenant?? Qui le sait ??" Toujours la peur du qu'en dira t'on !!!

 

A part ma grand-mère (décédée) qui m'avait dit que je te tuerais si j'en parlais... et mon "ex" mari, et mon psy qui m'a conseillé de parler pour aller mieux personne n'est au courant ... même mon frère ne sait rien ...

 

Voilà c'était un Lundi de Pâques 2005 et depuis ma mère, mon père n'en ont  jamais reparlé, ma mère fait un déni de ma souffrance et mon mal être ... et j'ai continué à les voir pour sauver les apparences, pour mon frère, pour je ne sais quoi ... pour mes filles ... pour être comme tout le monde peut être !!!

 

J'espère que maintenant vous comprenez pourquoi j'ai peur de Pâques et comme en ce moment je suis sous pression et tension très vive émotionnellement je peux vous assurer que c'est très dur ... vivement dimanche soir ...

Eh oui comme la tension était palpable nous sommes allés au clash ...

 

Je suis repartie en claquant la porte ...

 

Le plus incroyable c'est que ce n'est pas moi qui suis montée au créneau mais mon père a lancé une grosse "pic" à ma grande au sujet de son père et bien sur elle a soutenu son père ce qui est légitime ...et là oups big dérapage ma fille part par la porte fenêtre en colère ... Doudou qui fumait dehors lui court après ...

Et moi qui hurle c'est son père, ça a été mon mari arrête de nous faire ch... avec tes p.....s d'outils qu'il a emmené au moment du divorce...on a divorcé mais ça reste son père ... et j'enchaine : on choisit pas son père si j'avais choisi moi j'en aurais choisi un autre je hurle ... jsuis bien placée pour le savoir ...

Et lui rétorque et bien dégagez ... il ne l'a pas dit deux fois ... je me suis levée j'ai dit à Amélie qui jouait avec sa DS assise sur un fauteuil on s'en va ma puce met ton blouson ...

J'ai ramassé nos affaires et hop dehors j'ai dit au revoir à mon neveu et à mon frère qui fumait toujours dehors j'ai dit il est où Fab et Aureline il me répond ils sont partis par là .... (mince c'est Doudou qui a la clef de voiture grrrrrr, jvais attendre qu'ils reviennent il va ramener Aureline...) et au bout de qq minutes ils sont revenus vers nous Aureline pleurait toujours et était très colère ... nous sommes montés dans la voiture et nous sommes rentrés à la maison ...

 

Et bien mes ami(e)s je peux vous dire que mon Doudou avait encore une fois raison il avait senti qu'il se passerait quelque chose aujourd'hui et moi j'appréhendais cette journée et bien voilà une page se tourne ...

 

Je sais qu'il va falloir que je parle maintenant avec mon frère il a téléphoné je lui ai dit que l'on ne choisissait pas ses parents que décidément  Pâques ne me valait rien j'ai déjà pété les câbles ya deux ans un lundi de Pâques et là le jour de Pâques .... Mais lui, n'a pas pris parti ni de l'un ni de l'autre ....

Si les routes qu'ils annoncent verglacées en Franche Comté sont dégagées j'irai raconter le pourquoi du comment  de cet esclandre ...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
"ma mère fait un déni de ma souffrance et mon mal être ."<br /> <br /> Dénier, c'est affirmer que l'autre ment, fabule, que ce qu'il prétend être (faits, sentiments) n'est pas, n'existe pas.<br /> Penses-tu que c'est ainsi que ta mère te perçois à présent?<br /> <br /> Son attitude me fait plutôt penser à celle que tu avais hier et que tu as bien décrit précédemment, à celles que beaucoup d'entre nous ont.<br /> Souvent, nous pensons que notre souffrance sera plus digeste si nous ne mettons pas sur la table la ou les causes de cette dernière.<br /> C'est un moyen de se protéger, non de l'autre, mais de soi-même, de sa propre "gestion" des sentiments. La peur d'être complètement débordée par eux, de s'imaginer entrain de sombrer est, je pense, la cause de ce réflex.<br /> <br /> Il me semble que bien souvent nous nous disons que mettre sur la table ce qui nous fait souffrir, c'est comme entretenir notre souffrance quelque part.<br /> A présent, je suis convaincu du contraire.<br /> La taire, c'est forcement l'entretenir puisqu'elle en reste nous, comme dans un coffre.<br /> La sortir, c'est nous donner la possibilité de vider ce coffre.<br /> Dans mon langage, les coffres sont les faits de notre vie, leur contenu étant uniquement les sentiments qui leurs sont associés.<br /> Je pense impossible de faire disparaitre nos coffres (d'oublier les faits), mais il en va tout autrement de ce qu'ils contiennent (le sentiment initial pouvant être "remplacé", "balayé", par une autre sentiment qui prendrait alors place).<br /> <br /> As-tu vu le film "Festen"?<br /> Si ce n'est pas le cas, je te le conseille vivement. Ce film, c'est toi, c'est l'histoire que tu nous livres actuellement, repas de famille compris.<br /> <br /> Je t'embrasse
Répondre