Quelques bribes de vie d'une maman la quarantaine et des brouettes avec ses humeurs, ses passions, ses questions existentielles ...
Hier après midi pour décompresser un peu je suis allée avec un ami au cinéma voir Poupoupidou l’avez-vous vu ??
Le nouveau film de Gérald Hustache-Mathieu « Poupoupidou » est sorti dans les salles de cinéma le mercredi 12 Janvier. Ce film français a rapidement fait l'actualité de part son histoire sympathique et originale et a été le coup de cœur de nombreux media lors de sa sortie. Le film « Poupoupidou » est un polar simple et distrayant qui s'accompagne d'une bande son originale riche et variée.
« Poupoupidou », c'est l'histoire d'un parisien, David Rousseau (Jean-Paul Rouve), auteur de polars à succès. Candice Lecoeur (Sophie Quinton) est l'effigie blonde du fromage « Belle de Jura », la star de toute la Franche-Comté, persuadée qu'elle était, dans une autre vie, Marilyn Monroe.
Quand ils vont se rencontrer à Mouthe, la ville la plus froide de France, lui est en panne totale d'inspiration et, elle, déjà morte. « Suicide probable aux somnifères » conclue la gendarmerie. En choisissant de raconter l’histoire du point de vue de la morte, on mesure le potentiel d’une passion non vécue, les mots qu’ils ne se sont pas dits, la rencontre qui ne s’est pas faite (malgré le courrier que Candice avait envoyé), les baisers qu’ils n’échangeront jamais …
En enquêtant sur le passé de Candice Lecoeur, David est sûr de tenir l'inspiration pour son nouveau roman. Rousseau écrit des polars décalés, cocasses, qui ont un certain succès, il a son public, des fans, mais il a soif de reconnaissance. Il veut changer de registre en même temps que changer de nom et écrire un roman dont il serait plus fier. Il ne veut plus être cet auteur “invraisemblable” aux yeux des critiques littéraires… Ça suffit à ne plus écrire une seule ligne pendant 4 ans.
Comme Candice ou Norma Jeane, il croit que pour devenir quelqu’un, il faut qu’il devienne quelqu’un d’autre.
Au début du film, Candice parle de ses journaux intimes qu’elle écrit depuis l’âge de 13 ans, en disant qu’ils ne sont “pas du tout racontés avec le talent des grands écrivains. Je n’ai pas du tout de style, ou alors un style qu’on pourrait qualifier de nul.” David Rousseau, lui, confie pourtant que Candice écrit mieux que lui...
Le manque d’estime de soi est-il le véritable sujet de ce film moi je dirais très certainement ? On pourrait ajouter ces mots de Marilyn : “Je ne suis pas très maligne je pense…” ou “Les gens vont penser que je ne suis pas bonne ou rire ou me rabaisser ou encore penser que je ne sais pas jouer.” ! Le manque de confiance en soi, ou plutôt, le complexe social est en effet au cœur de ce film.
Il se dégage de la ville et de ses habitants quelque chose d’étrange qui vient sans doute de ce statut un peu particulier de “Petite Sibérie” et de ces forêts de sapins, omniprésentes, invitent immédiatement au mystère. Les décors du Haut-Doubs sous la neige évoquent aussi le Middle West, le Minnesota.
Et pourtant, “on n’est pas en Amérique !”, oui. C’est d’ailleurs très significatif que cette expression soit rentrée dans le langage populaire : l’Amérique comme un ailleurs impossible, moins géographique que culturel, un rêve inaccessible, territoire d’une mythologie inégalable. Un agent du FBI nous paraîtra de toute façon toujours plus passionnant, plus glamour qu’un gendarme à képi… Aller justement chercher “l’Amérique” à Mouthe il fallait le faire et c’est très bien fait en plus ….
Dans les décors, on retrouve cette ligne claire, ces toits plats de l’architecture américaine, un café auquel on a donné une allure plus proche d’un Dinner… Mais au-delà de cet aspect visuel, il y a quelque chose de très universel que tous les pays du monde ont en commun : comme il y a une “Amérique profonde”, il y a une “France profonde”, celles des provinciaux. Cette province, de personnages hauts en couleurs, pittoresques, un territoire à la marge des grandes villes, dont on ne parle souvent qu’au détour d’un fait divers sordide.
Une France plus ordinaire, plus modeste, un peu délaissée, dans laquelle le rêve est forcément moins accessible. En tout cas c’est être loin de tout quand on ne l’a pas choisi qui y ressemble. C’est pour ça que Mouthe est une métaphore idéale. C’est un village particulier, comme celui de Daisytown, traversé par une unique rue centrale, qui ressemble le soir à ces villes fantômes du Far West.
C’est un village inter frontalier, dans lequel on a l’impression d’être ni tout à fait en France, et pas vraiment en Suisse, un “No man’s land” où le temps n’a pas vraiment prise et où l’hiver s’éternise. Les routes sont alors verglacées, les voitures paralysées par le givre et la neige qui recouvrent le pare-brise et clouent les pneus au sol. Tout contribue à vous emprisonner sur place, seule échappatoire possible : la fuite. Comme le dit Marilyn dans ses confessions : “C’était comme d’être en prison et de regarder la porte sur laquelle était écrit : “Sortie”.
C’est le rêve américain écroulé : “I’d be safe and warm if I was in L.A”. L’illusion d’un ailleurs où tout serait possible.
C’est un point commun partagé par beaucoup de personnages du film : Leloup se voit policier scientifique au Canada, Betty attend le prince charmant, la coiffeuse a les yeux qui brillent en s’imaginant devenir la muse d’un romancier. Ils rêvent, comme tout le monde, de réussite sociale, de réussir leur vie tout simplement. Rousseau s’imagine un pseudo islandais en rêvant d’écrire Le Dahlia noir, Candice devient une autre femme, une fausse blonde. Elle poursuit ses rêves de midinette et se croit la réincarnation de Marilyn Monroe ! “Un Casting, rien que le mot” la fait rêver…
Alors à mi-chemin entre la comédie cocasse et le polar ce film ressuscite une Marilyn de Province, morte d’avoir voulu être aimée… j’ai adoré j’espère que vous aimerez aussi …
Bon week end à vous j’oubliais en sortant du cinéma mon portable était saturé ma puce était tombée au collège et était à l’hôpital heureusement son papa a assuré il est allé la rechercher … plus de peur que de mal (lunettes cassées) quelques égratignures sur le visage et aux mains mais ouffff rien de grave !!! pour une fois que je prenais du temps pour moi ….