Quelques bribes de vie d'une maman la quarantaine et des brouettes avec ses humeurs, ses passions, ses questions existentielles ...
« L’affection n’est ni un droit ni un devoir. C’est un sentiment et un sentiment ne se contrôle pas et se démontre de différente manière selon les individus. »
Ce matin je vais parler de la polémique qui sévit en Grande-Bretagne: c’est une étude de l’association Sex Education Forum, qui milite en faveur d’une meilleure éducation sexuelle des enfants et des adolescents, qui a démontré qu’un ado sur trois n’avait pas eu d’info sur le fait que son corps lui appartient et que personne n’a le droit d’en disposer sans son accord.
Et, pour la responsable cela commence dès le plus jeune âge avec cette obligation qu’on impose à nos enfants ou "beaux enfants" (et oui le nombre de familles recomposées a augmenté) à faire un bisou à la famille, aux amis de cette dernière, aux voisins...
Selon elle, en informer nos enfants dès le plus jeune âge permettrait de limiter les abus sexuels.
Première polémique quand même, elle annonce qu’il y a souvent un lien entre le bisou forcé à mamie ou papie, à truc ou machinchose et l’abus sexuel. "Le bisou est un droit inaliénable".
Certains la remettent en place en faisant appel à l’intelligence de l’enfant (tout dépend de l'âge et de l'éducation comme toujours) : «Les enfants et les adolescents sont parfaitement capable de faire la différence entre embrasser en toute conscience –parfois à contrecœur– une tata ou un tonton, et accepter des avances sexuelles.»
Je pense que mieux informer nos enfants (ou ceux du conjoint) permettrait dans des situations d’abus de ne pas se taire parce qu’on ne sait pas, parce qu’on n’ose pas, parce que "c’est un adulte et qu’il doit savoir ce qui est bon pour l'enfant ou l'adolescent", et surtout d’être à l’écoute du moindre changement dans le comportement de nos enfants…
La logique commence bien là : ne pas faire ce que l’on n’a pas envie, à nous « Maman » de protéger, cela enlève la signification du geste. Il n’a plus de sens. Est-ce l’enfant qu’on doit éduquer ou soi-même ?
C’est certain qu’il y a plus important que de parler du bisou aux papys et mamies mais après tout, pourquoi ne se charger que des causes les plus graves ? Toute information est bonne à prendre vous ne croyez pas…voilà que sans bisou, plus de famille est devenue une cause.
Le partage n’est pas dans le seul bisou. Un regard compte parfois plus, un câlin, l’envie exprimée d’aller voir mamie…
On peut arriver vite à faire du chantage affectif «Fais un bisou sinon je ne t’aime plus, ou pas de bonbons, pas de gâteau… » pffff hein !! Pourtant on l’a tous et toutes entendus au moins une fois et là c’est du grand n’importe quoi!
L’auteur de l’étude énonce une chose très juste : "Personne ne songerait à contraindre un adulte à en embrasser un autre".
Pourquoi imposer à nos enfants de faire ce qu’on ne fait pas et pire se contredire: "Tous les parents disent à leurs enfants de ne pas parler aux inconnus, de ne pas suivre le monsieur dans la rue, de ne pas accepter de bonbons de n’importe qui, de ne pas se laisser toucher à l’école, au square, ou à la piscine par un adulte." alors d’où vient ce bisou obligatoire, de quelle contrée lointaine si vous connaissez la réponse je suis preneuse …
Bonne fin de semaine et pourquoi pas Bisoux Doubs ........