Quelques bribes de vie d'une maman la quarantaine et des brouettes avec ses humeurs, ses passions, ses questions existentielles ...
Savoir dire les mots qu'il faut quand il faut...savoir les utiliser à bon escient...
Dire ce que l'on pense, plutôt que de le cacher... ou savoir le faire comprendre...
Savoir se taire quand il le faut... la parole est d'or quand le silence sait aussi se faire entendre... Savoir tout et ne rien dire...
Même sous la contrainte...Dire des mots, qu'on croirait oubliés du vocabulaire de certains, pour permettre à la vie d'être plus simple... de retrouver une saveur oubliée... Quand on entend la mélodie de certaines paroles... Savoir taire des mots pour préserver une personne... savoir se taire sur une situation... pour sauver des âmes... savoir garder le silence ...
C'est dur, mais tout avouer peut tuer, blesser.. Tout dire ou se taire à jamais... Dilemme cruel...d'un passé, encore présent...d'un présent qui ne demande rien à l'avenir... Bref...Je suis dans les temps, les conjugaisons, du verbe dire, oublier et penser....
Mais surtout celui de vivre ma vie....Avec tout ce que cela comporte...dire mes mots pour effacer mes maux j'y suis presque parvenue pourquoi pas vous ... je vous souhaite une bonne journée...
Il y a des mots que l'on a parfois du mal à sortir. Non pas que l'on ne les pense pas, bien au contraire, on les pense et ressent si fort justement, que l'on a l'impression si on les dit, qu'en sortant, ils vont emmener avec eux un flot de sentiments et d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous et que l'on a peur de partager. Comme si les dire était se mettre à nu ou en danger.
Ces mots, en ne sortant pas, deviennent des maux. Nous rongeant peu à peu, ils prennent le contrôle de nos corps, nos pensées… Et là bien souvent, on commet l'erreur fatale de les faire enfin sortir… Parce que la douleur est trop forte, le sentiment trop intense… Parce que la colère nous submerge ou que l'Amour nous étouffe, quelques soient ces mots que l'on n'a pas pu dire, quelques soient les maux que l'on a retenu, ils déferlent alors. Rarement au bon moment, souvent sous le coup d'une émotion trop forte, leur intensité est telle que lorsqu'ils jaillissent enfin, ils se transforment soudain en une véritable bombe. Tsunami de nos propres sentiments, ils ne sont plus alors le reflet de nos pensées mais une réalité étouffante que l'on ne contrôle plus et qui enfin s'autorise des libertés…
Pourquoi est-ce si difficile de parler ? Pourquoi sommes nous incapable de dire les choses simplement, comme et quand elles nous viennent? On se pose des questions sur les conséquences qu'auraient telles ou telles phrases, allant jusqu'à douter de nos capacités à faire entendre à l'autre l'intensité de cette force tant retenue. Évidemment, il n'est pas toujours utile de tout bouleverser pour des broutilles, mais quand les mots retenus commencent à nous enfermer dans une cage, quand par la faute de non-dit on passe à côté de nos vies sans réellement les vivre, là il est temps de réagir ! Pourquoi ne dit-on pas "je vous aime !" quand on en a besoin ou simplement envie ?
Enfermé dans les carcans d'une société brimée par des années de restriction sentimentale, on n'ose plus… Par crainte de parler, on garde au fond de nous toutes ces émotions alors qu'au final, elles nous rongent. La société actuelle nous a confinés dans des stéréotypes émotionnels, bien ancré dans nos certitudes, conditionné pour garder le silence nous n'osons plus…
Parler simplement, dire les choses, les exprimer, expliquer s'il le faut, mais ne pas garder en nous tous ces doutes qui nous empêchent d'avancer. Toutes ces choses qui font que la nuit, le marchand de sable se met soudainement à oublier notre adresse, déversant notre dose de sable à ceux pour qui tout va bien. On s'enfonce alors sous notre bonne vieille couette pour avoir un peu moins froid, sans s'en rendre compte, on se met un peu plus de travers dans le lit pour faire un peu plus illusion et ne pas prendre conscience que la place vide reste et s'ancre à nos côtés, et l'on serre notre oreiller un peu plus fort pour retenir ou étouffer les premiers sanglots de la restriction… On s'endort ainsi dans nos solitudes amers, se promettant que demain … Mais demain, nous ne parlerons pas plus…